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Publications2023-01-23T12:29:07+01:00

Stress physiologique vs stress chronique : identifier la différence

Réévaluation du stress : Le stress, souvent perçu comme une menace pour notre quiétude, mérite une réévaluation dans notre compréhension de sa nature et de son rôle dans notre vie. Loin d'être l'ennemi, le stress incarne en réalité un mécanisme physiologique fondamental, organisant notre capacité à agir, réagir, et nous adapter. Considérons le stress non pas comme une force obscure à éviter, mais comme un élément essentiel de l'action et de la réalisation. La physiologie du stress : Au cœur de toute la complexité de notre corps, le système nerveux autonome, composé des systèmes orthosympathique et parasympathique, dirige la planification de l'action et du repos. Ces deux acteurs jouent des rôles complémentaires, assurant que chaque mouvement, pensée et émotion trouve sa place dans un équilibre entre dépense énergétique et régénération. Le système orthosympathique prépare nos muscles à l'action, anticipant physiologiquement nos besoins [...]

Schéma corporel et perception : Réalité physique versus réalité mentale en ostéopathie

Vous avez sans doute déjà entendu parler du schéma corporel, mais vous êtes-vous déjà arrêté pour réellement en comprendre le concept ? Le schéma corporel est une faculté essentielle qui nous permet de nous représenter notre propre corps, dans ses positions, dans ses mouvements et au sein de notre environnement. C'est un peu comme si nous avions une carte mentale de nous-mêmes, constamment mise à jour, nous permettant de naviguer dans le monde qui nous entoure. Le fonctionnement de ce schéma repose sur le système nerveux central qui gère le contrôle de notre corps à travers deux voies principales. La voie effectrice, qui transmet les ordres du cerveau aux organes effecteurs, parmi lesquels se trouvent les muscles, et la voie sensitive, qui récolte les données des capteurs corporels tels que ceux de position, de la douleur, de la tension musculaire, de la [...]

Décryptage ostéopathique : L’impact de la flexion sphénoïdale sur notre pratique

L'observation de la base du crâne humain, depuis 60 millions d'années à nos jours, révèle des changements fascinants. Selon les travaux de la paléoanthropologue française Anne D’Ambricourt Malassé*, l'angle sphéno-basilaire s'est progressivement contracté, une transformation cruciale à l'origine de notre bipédie permanente. Cette particularité anatomique, plus poussée chez l’homo sapiens, marque un tournant dans notre évolution, rapprochant le trou occipital du bord antérieur du maxillaire supérieur. Ce phénomène ne s'est pas produit de manière linéaire, comme le suggérerait la théorie darwinienne classique, mais plutôt en cinq paliers distincts, chacun marquant un changement brutal suivi d'une période de stagnation, et toujours dans le même sens, vers la flexion. Chaque modification se produit à la suite de période plus courte que la précédente, soulignant une évolution non linéaire de notre anatomie crânienne. Marie Josèphe Deshayes**, médecin stomatologiste, a observé que ces modifications de la [...]

L’évolution de l’approche crânienne en ostéopathie : histoire et application

Le volet crânien de l’ostéopathie se focalise sur l'un des éléments les plus remarquables de l'anatomie humaine : le crâne. Cette structure complexe, bien plus qu'une simple boîte osseuse, joue un rôle crucial dans la protection des organes neurologiques essentiels tels que le cerveau, le cervelet et le tronc cérébral. Sa conception ingénieuse, alliant robustesse et délicatesse, en fait un véritable trésor d'ingénierie naturelle. La structure du crâne, avec sa voûte, sa base et sa face, est formée de divers types d'os. Ces os, articulés par des sutures dentelées ou en biseau, offrent une résistance remarquable tout en conservant une certaine capacité d'adaptation aux pressions et mouvements. À la naissance, la majorité de ces os sont cartilagineux, avec des noyaux d'ossification en leur centre. Cette flexibilité permet aux os de la voûte de se chevaucher légèrement lors de l'accouchement, réduisant le diamètre [...]

Mémoire tissulaire en ostéopathie : démystification et applications pratiques

La mémoire est un phénomène fascinant et complexe, souvent perçu comme une fonction exclusivement cérébrale. Je vous propose de mettre en lumière une dimension plus vaste et profonde de la mémoire, révélant son interaction intime avec nos tissus. Dans cet article, nous allons explorer cette interconnexion, démystifiant le concept souvent mal compris de « mémoire tissulaire » et éclairant son importance pour les praticiens de l'ostéopathie. La mémoire est une activité biologique et psychique permettant d'emmagasiner, de conserver et de restituer des informations. Elle n'est pas un monolithe, il existe plusieurs types de mémoires qui s’associent et interagissent entre elles. Ces mémoires sont variables dans le temps et nécessitent des conditions spécifiques pour se stocker efficacement. Lorsque ces conditions sont dépassées, par un traumatisme la plupart du temps, la mémoire de cet évènement n’est plus clairement accessible. Elle devient saturée. Une sorte [...]

L’impact de la médecine conventionnelle sur l’ostéopathie : avancées et défis

Depuis les années 60, l'ostéopathie en France a mené une quête incessante pour obtenir une reconnaissance bien méritée. Ce parcours sinueux a modelé l'ostéopathie, lui conférant une dimension à la fois traditionnelle et moderne. Traditionnelle pour ce qui est du respect de ses origines, moderne dans son désir d'intégration dans le paysage médical. Au cœur de l'évolution de l'ostéopathie française se cache une recherche de légitimité officielle. Cette quête est à double tranchant. Elle a apporté une structure, une organisation et une standardisation dans l'enseignement de l'ostéopathie. Elle a aussi conduit à une certaine dilution de sa spécificité originelle, l'ostéopathie s'alignant progressivement sur les pratiques de la médecine conventionnelle. L’ostéopathie, dans sa recherche de restriction de mobilité, adopte avant tout un diagnostic palpatoire. L’imagerie ou la biologie ne sont utilisées que comme un rempart, comme une possible limitation de son action, jamais [...]

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